Refonte de site web : la checklist avant de se lancer

Pourquoi la préparation change tout

Un projet de refonte mal préparé se reconnaît à ses symptômes : positions Google qui s'effondrent le lendemain de la mise en ligne, formulaires qui ne fonctionnent plus, historique d'analytics perdu, redirections oubliées.

Ces erreurs sont évitables à 100 %. Avec une checklist. Avant de toucher à quoi que ce soit.

1. Auditez l'existant avant de supprimer

Avant de fermer le site actuel, prenez le temps de :

  • Exporter toutes vos URLs existantes (via Screaming Frog ou Google Search ConsoleOutil gratuit de Google pour suivre la présence de votre site dans les résultats de recherche)
  • Identifier vos pages les mieux positionnées — elles ne doivent pas changer d'URL
  • Photographier vos positions actuelles — c'est votre référence pour mesurer l'impact post-refonte
  • Exporter vos données GA4Google Analytics 4 : l'outil de mesure d'audience de Google — configurez le flux vers BigQueryEntrepôt de données Google qui conserve votre historique de mesure sans limite de durée si vous n'avez pas encore de rétention longue durée

2. Planifiez les redirections 301 avant le développement

Chaque URL qui change doit avoir une redirection 301Redirection permanente : l'ancienne adresse renvoie automatiquement — avec son référencement — vers la nouvelle vers sa nouvelle version. Pas de 404Erreur « page introuvable ». Pas de page blanche. Pas de "on verra après".

Un tableau Excel avec deux colonnes — ancienne URL / nouvelle URL — suffit. Il doit être rempli avant la mise en ligne, pas après.

3. Préservez le maximum d'URLs existantes

La meilleure redirection est celle qu'on n'a pas à faire. Si votre page /nos-services/ était bien positionnée, réfléchissez avant de la renommer /services/.

Chaque URL modifiée est un risque de perte de positionnement, même avec une redirection parfaite. Google transfère environ 90 à 99 % du "jus SEO" via un 301 — mais "90 à 99 %" n'est pas 100 %.

4. Transférez vos balises SEO

Titles, meta descriptions, balises alt des images, données structurées Schema.orgVocabulaire standard qui aide Google à comprendre le contenu d'une page : avis, produits, horaires… — tout doit être reporté dans le nouveau site. Rien ne doit être perdu dans la migration.

Si le nouveau CMS utilise un plugin SEO différent, exportez les données SEO de l'ancien et importez-les avant la mise en ligne.

5. Maintenez GA4 et GTM sans interruption

La migration ne doit pas créer de trou dans vos données analytiques. Vérifiez que :

  • Le conteneur GTMGoogle Tag Manager : outil qui centralise les balises de mesure et de publicité du site est bien présent sur le nouveau site
  • Les événements de conversion continuent de se déclencher
  • La liaison GA4 ↔ Google Ads est préservée

6. Testez sur staging, pas en production

Tout développement se fait sur un environnement de staging — une copie du site inaccessible aux moteurs. On bascule en production uniquement quand tout est validé.

7. Annoncez le changement à Google

Après la mise en ligne :

  1. Soumettez le nouveau sitemapFichier qui liste toutes les pages du site pour aider Google à les explorer dans Google Search Console
  2. Demandez une recrawlNouvelle visite de vos pages par le robot d'indexation de Google des URLs principales
  3. Surveillez le rapport de couverture pendant 4 semaines

8. Suivez les positions pendant 3 mois

Une refonte peut temporairement impacter les positions — même en faisant tout bien. C'est normal. Ce qui ne l'est pas, c'est une chute durable.

Surveillez hebdomadairement pendant 3 mois. Si une page chute sans raison apparente, analysez : la redirection fonctionne-t-elle ? Le contenu a-t-il changé ? La balise title est-elle identique ?


Vous planifiez une refonte ? On peut auditer votre site actuel et construire le plan de migration SEO avant de démarrer le développement.